La Marmotte !
Elle cache bien son jeu… Sous ses airs badins et craquants, la marmotte s’avère un adversaire redoutable. Qui aurait cru qu’une petite bête si mignonne puisse être un fléau aussi infatiguable ?
Laissez nous vous expliquer pourquoi la marmotte est le cauchemar du cultivateur de génépi…
Tactiques de défense avortées
Grillage : elles creusent et passent par dessous
Épouvantail : elles l’ont mangé jusqu’aux genoux
Grillage enterré : elles le découpent et passent à travers
Cage piège à la sortie du terrier : elles utilisent une sortie de secours ou creusent un autre trou
Clôture électrique : apparemment, leur épaisse fourrure n’est pas conductrice
Ultra-sons : ha ha ! Aucun effet
Reboucher les trous : ne sert qu’Ã leur donner le plaisir de recreuser
Ha ha ! Je suis toujours dans ton champ !
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Tu crois que je t’ai pas vue ?
Certaines posent des explosifs sur ma clôture…
… pendant que d’autres font le guet
Ah mince, du génépi… Ça c’est ballot.
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Attaques unilatérales
Me crient régulièrement dans les oreilles
Me déconcentrent
Grattent dans mes semis qui n’ont rien fait
Font des trous pile dans mes plate-bandes alors qu’elles ont toute la montagne pour elles
Grattent dans mes plate-bandes sans faire de trou, juste pour arracher des plants
Sabotent mon véhicule : à leur actif, une durit de gasoil et un fil de jauge de carburant
Des scènes de désolation qui ne laissent pas indifférent
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Prise en flagrant délit
Un vrai problème de décollement des racines
Mais, mais, mais…
Je les aime bien quand même ces marmottes. Elles m’accueillent le matin, me signalent la présence de tel ou tel animal : renard, chamois, chevreuil, aigle royal, vautour fauve ou l’extraordinaire gypaète barbu. Je peux voir les nouvelles générations chaque année : les jeunes peu farouches qui s’approchent parfois à moins de 2 mètres et qui passent des heures à jouer en se bagarrant… Je les vois aussi s’empâter pour l’hiver. Fin septembre, plus un sifflement, c’est le grand silence : les marmottes se sont enfermées dans leur terrier pour n’en ressortir que début avril.
Sans compter les fois où elles me font bien rire, comme cette marmotte qui semblait en train de muer et dont les sifflements n’étaient pas sans évoquer une bouilloire déréglée, ou encore cette autre marmotte que j’ai surpris confortablement installée sur la banquette arrière de ma voiture…
Les dégâts restant limités par rapport à la taille de la plantation, je me suis fait une raison et j’ai fini par accepter la cohabitation… en espérant que la population n’augmente pas trop non plus !
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Regardez-moi cette petite bête !
Tranquille !
Toutes les générations se cotoient
Et puis d’abord mes vrais ennemis sont les morceaux de montagne qui tombent au milieu de mes plates-bandes











